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 Interview

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Admin - Helena
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Nombre de messages : 83
Date d'inscription : 31/08/2007

MessageSujet: Interview   Mer 9 Jan - 23:32

Une interview trouvée http://svitanna.skyblog.com ar le Courrier de Russie qui cirucle sur internet :

Svetlana Zakharova : « Paris ne supporte pas les solitaires »


Douce Odette, fougueuse Carmen ou brave Cendrillon, Svetlana Zakharova change sans cesse de masque, de la scène de la Scala à celle du théâtre national de Tokyo, en passant par le Grand Théâtre moscovite.
Partout, elle rajeunit le respectable ballet classique, lui insufflant par ses gestes codés une originalité remarquable.


Le Courrier de Russie : Quel âge aviez-vous quand vous êtes venue à Paris pour la première fois ?

Svetlana Zakharova : J'avais 19 ans. A l'époque, je dansais encore au Mariinski. Nous sommes partis en tournée pour participer au festival Vedettes du XXIème siècle qui se tenait au Théâtre des Champs-Élysées. Nous sommes arrivés tard dans la soirée. On m'a logée dans un petit hôtel près du théâtre. J'ai ouvert la fenêtre de ma chambre et j'ai vu la Tour Eiffel. Elle étincelait sur fond de ciel d'automne, noir et froid. C'était comme la réalisation de mon rêve d'enfant. Le lendemain, après le spectacle, nous sommes repartis pour Saint-Pétersbourg et la Tour Eiffel est restée dans ma mémoire, un souvenir marquant de la capitale française.

LCDR. : Depuis, vous avez eu des occasions de revenir à Paris, n'est-ce pas ?

S. Z. : C'est vrai. Deux ans après mon premier voyage, je reçois un coup de fil de l'Opéra, où l'on m'invite à venir danser "La Bayadère", mon ballet préféré. Quand j'ai raccroché, je me suis mise à hurler comme une folle. Ma mère ne comprenait pas ce qui m'arrivait, et j'étais incapable de le lui expliquer. Imaginez : j'avais 21 ans, j'étais encore ballerine débutante, et on me propose de danser à l'Opéra !

LCDR. : Comment avez-vous été reçue ?

S. Z. : Très bien, le public aussi bien que les critiques se sont montrés extrêmement bienveillants à mon encontre. J'ai ensuite été appelée pour danser à Rome, Londres, New York, dans les théâtres du monde entier. Ce spectacle a marqué le début de ma carrière internationale.

LCDR. : En quoi le public russe diffère-t-il du public français ?

S. Z. : Dans chaque pays le public est différent. Chaque salle a son ambiance, sa réaction propre. On trouve à peu près partout la même proportion d'amateurs et de novices. Je qualifierais le public de l'Opéra de Paris de plus décontracté, moins formel que celui d'autres scènes internationales. Pas de smokings ou de robes de soirée comme à la Scala, ou encore au Bolchoï.

LCDR. : Avez-vous trouvé une différence entre l'école du ballet russe et française ?

S. Z. : Il est certain qu'elle existe, même s'il n'est pas toujours évident de la discerner. Les danseurs français excellent en travail des pieds. Sur le plan technique, ils sont impeccables. Leurs mouvements sont propres et coordonnés. Les danseurs russes, en revanche, sont souvent plus expressifs et transmettent plus d'émotion. Ils sont très aptes à l'improvisation. Il est essentiel pour tout danseur, peu importe son école d'origine, de savoir jouer sur scène, d'être aussi un acteur.

LCDR. : Que pensez-vous de la danse contemporaine ?

S. Z. : Je m'y intéresse beaucoup. La danse contemporaine est indéniablement mieux interprétée en Occident qu'en Russie. Il nous reste de considérables progrès à faire dans ce domaine. Nous avons très peu de chorégraphes contemporains, les « stars » étant aujourd'hui aux Etats-Unis et en Europe. Mais la danse contemporaine connaît aussi ses limites. On n'y distingue parfois aucun élément esthétique : ce n'est pas beau à regarder et c'est ennuyeux.

LCDR. : Quels danseurs français distingueriez-vous parmi les autres ?

S. Z. : Je citerai en premier lieu Sylvie Guillem. Je ne me lasse pas d'admirer son talent. Elle a abandonné le ballet classique pour monter ses propres spectacles de danse contemporaine. Elle est d'une exigence profonde envers elle-même, elle travaille sans relâche et en demande autant à son entourage. Je n'ai pas eu l'occasion de la rencontrer ni de danser avec elle, mais son ballet est d'un niveau excellent.
Parmi mes partenaires, je voudrais nommer Laurent Hilaire, artiste remarquable avec qui j'ai eu la chance de danser Gisèle. Je n'oublierai jamais ce spectacle. Dans la scène finale, j'ai été submergée par l'émotion. Laurent est le seul danseur qui m'ait fait pleurer sur scène.
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